L'histoire de l'aviron puise ses racines à l'origine des temps, dès que l'homme a cherché à se déplacer sur l'eau. Le phénomène sportif date du début de la première révolution industrielle. L'histoire de notre sport est riche d'idées, d'acteurs, d'évènements et d'expériences. Il est important d'en conserver les traces car elles nous permettent de comprendre le présent et surtout d'envisager l'avenir. |
| Dans l'antiquité | |
Il faut remonter très loin dans l'antiquité pour retrouver les usages de la rame. De nombreux récits témoignent du vif intérêt que les anciens (Égyptiens, Grecs et Romains) portaient aux plaisirs de l'eau. En voici quelques exemples : |
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| Plus près de nous | |
Par la suite la marine à voile fait des progrès considérables et se substitue petit à petit aux bateaux à rames. De nombreuses embarcations continuent cependant de se déplacer à la rame, comme certains navires de guerre (Drakkars normands et Dromons byzantins) et les galères qui naviguent de façon mixte. La navigation à la rame est également développée chez de nombreux pêcheurs (comme les Terre-Neuvas). Elle est longtemps restée le seul moyen efficace pour porter secours aux navires en détresse par mauvais temps. Cet usage de la rame a également permis pendant longtemps aux passeurs, pêcheurs et mariniers d'exercer une activité professionnelle sur les fleuves et les rivières. |
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| La découverte d'une pratique nouvelle | |
Dans les années 1830-1840, la population savoure une paix bien méritée après les secousses de la Révolution et les guerres du Consulat et de l'Empire. Elle sent le besoin de pratiquer des exercices physiques, mais ceux-là sont peu nombreux à l'époque, la bicyclette n'existe pas encore! Les premiers canots apparaissent sur la Seine vers 1823, ils viennent de Rouen et du Havre et sont construits par des charpentiers de la marine marchande. |
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| Plusieurs tendances se dessinent | |
• le canotage de «balade» pratiqué par les vrais romantiques, amoureux de nature et de grand air, relativement sages. |
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| La pratique s'organise | |
En 1838, un groupe d'amateurs passionnés crée la Société des Régates du Havre : elle est la doyenne des sociétés françaises de sport nautique. Rouen en 1847, Lyon en 1855, Bergerac en 1860, Boulogne sur mer en 1861 fondent, à leur tour, une société de régates. Il est important de noter que la «Société de Régates» a pour objet l'organisation des régates et des fêtes nautiques, ainsi que l'établissement des règlements nécessaires pour assurer la régularité des épreuves. Il n'existe pas encore de club-houses tels que nous les connaissons aujourd'hui. |
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| De l'orée du siècle à la première guerre mondiale | |
Après la défaite de la guerre franco-allemande de 1870, l'esprit de revanche suscite un essor du mouvement sportif et associatif qui profite à l'aviron. Cinquante sociétés sont fondées de 1872 à 1882. À cette époque, elles sont souvent omnisports ; l'aviron se pratique à côté des «sports conscriptifs» (tirs, escrime, gymnastique militaire...) et des nouveaux sports athlétiques comme le rugby, le football, le tennis ou le vélocipède. D'autres regroupent sous un même fanion tous les sports nautiques de leur ville. |
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| L'entre-deux-guerres | |
La guerre de 1914 bouleverse la vie du pays et de la FFSA qui paient un lourd tribut aux quatre années de conflit. |
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| Les années noires | |
Pendant la guerre, malgré les difficultés, l'aviron maintient une activité sous forme de critériums. La pénurie d'essence oblige les arbitres à officier depuis... la berge! Ces années restent pourtant fertiles en innovations puisqu'en 1941, par exemple, est institué le classement par catégories d'âge : cadet, junior, senior. |
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| L'après-guerre | |
Dès 1946 la vie sportive reprend ses droits et de grands champions s'affirment : Jean SÉPHÉRIADÈS remporte les Diamonds Sculls aux Régates Royales d'Henley et le titre européen l'année suivante. Cette année là verra la création du premier tank à ramer, construit au CA Marseille. Il s'agit d'une structure bétonnée remplie d'eau dans laquelle est installé un huit qui permet le roulis. |
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| Une structuration innovante | |
Les années soixante marquent un tournant dans l'organisation du sport au niveau mondial. Les pays de l'Est conçoivent et développent tout un système éducatif et sportif avec des moyens financiers importants. La France, elle, vit une véritable débâcle sportive, toutes disciplines confondues, aux Jeux Olympiques de Rome de 1960. Cette déroute oblige l'État français à s'engager massivement dans le domaine du sport et à concevoir le système à la française tel que nous le connaissons aujourd'hui. Comme pour les autres fédérations, l'État met à disposition de la FFSA des cadres techniques, des structures pour les athlètes de haut niveau et des subventions pour permettre la mise en place d'une politique de développement à long terme. |
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| Des résultats inégaux | |
Le succès collectif des mondiaux de Lucerne en 1962, minutieusement préparé, reste malheureusement sans lendemain car, jusqu'au début des années 1990, l'aviron occidental se heurte à la domination, considérée aujourd'hui comme historique, des rameurs de l'Est. |
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| Une nouvelle organisation | |
Mais les résultats d'ensemble obtenus aux différentes épreuves internationales ne sont pas à la hauteur des espérances. Fin 1990, le président de la FFSA obtient la nomination d'un nouveau directeur technique national et d'un nouveau directeur des Équipes de France. Cette date marque le début du renouveau de l'élite et d'une ambitieuse politique d'expansion. L'assemblée générale qui se réunit à Rouen le 18 février 1992 adopte à l'unanimité le texte de politique générale de la FFSA. Ce texte fondateur trace une ligne commune à tous les responsables fédéraux et décrit en quelques lignes les objectifs fixés par la FFSA : |
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| Aujourd'hui | |
Ces dernières années, la fédération encourage toutes les formes de pratique, l'aviron de mer, l'aviron de loisir, l'aviron en entreprise, sans oublier la conservation de son patrimoine. De nouvelles perspectives de développement apparaissent grâce à la professionnalisation de l'encadrement qui permet aux clubs de s'ouvrir à une plus grande masse de pratiquants. L'esprit d'équipe et un amateurisme authentique attirent des partenaires de qualité : la MAIF et EDF se reconnaissent dans la culture et les valeurs fondamentales de notre discipline. Ces décennies d'efforts et d'ouverture expliquent, en partie, les succès actuels, sur le plan sportif mais aussi sur l'évolution du nombre de licenciés : 42 000 répartis dans 390 clubs en 2006. |
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