PRINCIPE PHYSIOLOGIQUE



L’aviron est dénommé comme un sport particulièrement complet, puisqu’il mobilise près de 70% de la masse musculaire du sportif. La compétition en aviron représente une charge importante, en effet, pour parcourir 2000 mètres en un temps le plus court possible, il faut appliquer une force considérable environ 220 à 240 fois à une cadence de 32 à 38 coups par minute. L’application cyclique de la force suppose une force endurance spécifique, liée à une transformation technique efficace.

1 - L'endurance

Définition : L’endurance se définit comme l’aptitude du sujet à résister à la fatigue. Il existe deux types d'endurance: l’endurance musculaire et l’endurance cardio-vasculaire.

L’endurance cardio respiratoire définit l’aptitude de l’organisme à maintenir un exercice dynamique et prolongé. Elle conditionne la capacité aérobie. La consommation maximale d’oxygène (VO2 max) est considérée par la plupart des physiologistes comme le meilleur indicateur de l’aptitude cardio respiratoire. En aviron, la VO2 max. est un bon indicateur de la performance sportive de l'athlète, dans le sens ou, plus ce facteur d'indice de performance est développé, plus le rameur pourra maintenir une vitesse élevée à son embarcation, le plus longtemps possible.

Un rameur endurant possède une capacité aérobie importante, retardant ainsi l’apparition de l’acide lactique durant la course et ses conséquences négatives (douleurs et mauvaises contractions musculaire, fatigue). L’entraînement en endurance est la base de la préparation physique des rameurs.

L’entraînement en endurance est très spécifique selon l’activité pratiquée et s’effectue en bateau, ou bien sur des ergomètres. L’objectif de ces entraînements étant de développer l’endurance de force.

2 - La force

Le rameur à besoin d’un niveau de force élevé pour déplacer à la fois sa propre masse et son embarcation. C'est pourquoi, il possède généralement une importante masse musculaire. Au sein de la composition musculaire du rameur on retrouve une dominante de fibres lentes qui lui confère une meilleure résistance à la fatigue durant les contractions musculaires répétées.

La Force Endurance se définit comme le paramètre permettant au sportif d’obtenir un rendement physique élevé (force moyenne), au cours d’exercices provoquant la fatigue. La Force endurance se travaille au travers de circuits de musculation, à des charges qui sont fixées (entre 40 et 60% de la charge maximale). C’est une charge de travail qui se trouve à la transition des filières énergétiques aérobie/anaérobie lactique.

Les exercices de musculation se rapprochent au mieux du geste technique. Le geste du rameur n’est pas un mouvement rapide en soit (à cause de la résistance de l’eau et du déplacement du bateau), la phase de propulsion dure environ 0,7 à 0,8 secondes. Ce temps est suffisant long pour que les fibres musculaires endurantes génèrent un maximum de force à chaque coup d’aviron. Les rameurs font partie d’une population (comme les nageurs ou les canoéistes) qui peuvent générer une force importante, à des vitesse de contraction peu élevées.

La spécificité du geste technique en aviron entraîne également des adaptations au niveau musculaire. Durant la phase de propulsion (ou temps moteur), les cuisses participent très activement au déplacement du bateau. Les quadriceps sont la source majeure de puissance lors du coup d’aviron. La force et la vitesse de contraction des quadriceps sont très importante.

La Force endurance spécifique se travaille au cours des séances en bateau, au travers de programmes d’entraînements très ciblés (en terme d’intensité et de quantité). Rappelons que 70% de la performance vient de la force endurance aérobie.

3 - La souplesse

Définition : La souplesse correspond à la capacité de pouvoir mouvoir les muscles et les articulations selon une amplitude totale. Quant à l’étirement, il définit le processus d’alllongement des tissus conjonctifs, des muscles et autres tissus. La recherche scientifique a montré que la souplesse est une caractéristique spécifique, et non générale, d’une articulation et d’un mouvement articulaire en particulier. C’est à dire que l’amplitude de mouvement est propre à chaque articulation du corps. Par ailleurs, il est recommandé d’étiré chaque groupe musculaire afin d’éviter tout traumatisme.

Lorsque le rameur effectue son mouvement, les principales articulations sollicitées sont :

• La cheville.
• La hanche.
• Les épaules.
• Les genoux.
• Les coudes.

Il est important que les rameurs soient souples sur l’ensemble des ces régions, pour plusieurs raison et notamment car certains traumatismes comme les tendinites (inflammation des tendons dues à une trop forte tension musculaire et vraissemblablement aussi au phénomène de déshydratation) pourraient être évités par le biais d'une séance d'étirements d’une vingtaine de minute après chaque entrainement. Outre leurs aspects de prévention, les étirements maintiennent les muscles en état de souplesse, réduisent les tensions au sein des muscles et des tendons, favorisent ainsi la circulation sanguine, mais ils ont surtout comme rôle chez les rameurs contraint par des charges d’entraînement importantes, à accroître le relâchement mental, et favorisent le développement de la conscience corporelle.

Enfin, pour respecter un bon équilibre musculaire chez le rameur, il est important d’étirer à la fois les muscles agonistes (responsables du mouvement) et antagonistes (les muscles opposés). Les étirements doivent être les plus complets possibles et toucher l’ensemble des régions du corps.