En aviron, deux phases essentielles caractérisent le geste technique : la phase de propulsion et le temps glisseur. Durant la phase de propulsion, la force est transmise par une contribution appropriée de différents groupes musculaires, des plus forts aux plus faibles. Les jambes (les quadriceps, ischios jambiers et les mollets) entrent d’abord en action, simultanément, le dos (les lombaires) et les bras transmettent intégralement la force initiale, l’accélération finale est réalisée par addition du travail des jambes, du tronc et des bras (les épaules, biceps, avant bras et les muscles dorsaux). |
| 1 - La prise d'eau |
Cette phase est la première du coup d'aviron. On l'appelle également "attaque". C'est la phase d'immersion de la palette dans l'eau. Le rameur a les jambes pliées. Les tibias sont à 90° par rapport à la surface de l'eau. Le dos est en avant, droit, et les bras sont tendus. Le rameur laisse sa palette, qu'il a placé "au carré" (perpendiculaire à la surface de l'eau), entrer dans l'eau. Plus les palettes entreront rapidement dans l’eau, plus l’appui sera rapidement créé. Le coup d’aviron sera plus long, le bateau se déplacera donc plus vite.En même temps, le dos (lombaires et dorsaux) et les bras transmettent intégralement la force initiale. A ce moment, le bateau prend sa première vitesse. ![]() |
| 2 - La transmission |
Le rameur a "attaqué". La palette est dans l'eau. Il sent que sa pelle a pris appui. Successivement il pousse sur les jambes, ouvre le tronc, et termine par une traction des bras. Les mains terminent au niveau des côtes flottantes. C'est la phase qui donne la vitesse au bateau. Elle allie puissance et technique. ![]() |
| 3 - Le dégagé |
Le rameur a "lancé" son bateau. Il a les mains au niveau des côtes flottantes. Sa palette est toujours dans l'eau. Il appuie sur le manche de son aviron pour la faire sortir. On dit qu'il est "sur l'arrière". Ses jambes sont tendues, le dos est tendu sur l'arrière. Il "renvoie" les mains vers l'avant d'un geste rapide, mais qui ne dois pas être brusque. Le moindre mouvement dans le bateau a des conséquences sur l'équilibre de l'embarcation et donc sur sa vitesse. Si on compare cette phase avec une voiture, on peut dire que le bateau est en "roue libre". ![]() |
| 4 - Le retour |
C'est la dernière phase du coup d'aviron. La palette est parallèle à la surface de l'eau. Le rameur allonge les bras vers l'avant. Il "replace" son dos et fléchi lentement les jambes pour revenir en position initiale, en position "d'attaque". Le temps glisseur est une phase active, qui permet au bateau de "glisser", et permettant également la régulation de la vitesse du bateau, au rameur de récupérer, et de préparer la chaîne musculaire pour le temps moteur suivant. ![]() • Photo 1 : Alors que les cuisses restent en extension, les bras vont s’étendre progressivement. ![]() • Photo 1 : La vitesse de la flexion des cuisses est constante, et se calque sur la glisse de l’embarcation. ![]() |
| 5 - Le rythme |
Le coup d’aviron est composé de mouvements lents et de mouvements rapides. En bateau, nous définirons un bon rythme par un contraste entre des deux paramètres. |